Brexit

BREXIT, Et si la France devait tirer son épingle du jeu

Publié le 29 juillet 2016

Un séisme d’envergure, avant tout européen mais ayant également des répercutions mondiales, s’est abattu en date du 23/06/2016 : LE BREXIT.

Les jours suivants, l’Europe entière est entrée en ébullition. Même Le Royaume Uni, qui avait pourtant voté pour sa sortie de L’UE était en état de choc. Tous les médias sortaient leurs scénarios catastrophes.

Quelques semaines se sont écoulées depuis ce cataclysme, regardons maintenant, avec prudence et simplicité, les impacts sur quelques secteurs d’activités.

Comme le dit un proverbe chinois : Plus on prend de la hauteur, plus on voit loin.

 

TOURISME

L’annonce du BREXIT a immédiatement déclenché une vague d’annulation des réservations en France. La Livre Sterling, en baisse, a entraîné une réduction du pouvoir d’achat des Britanniques, ce qui se répercute notamment s’ils envisageaient de passer des vacances en France. En 2015, sur les 123.8 millions de nuitées réservées en France, la part la plus importante était tenue par les britanniques : 9.5%.

> Plus d’informations sur le tourisme et le BREXIT ici

Durant les prochaines années, les britanniques devraient surement être moins nombreux à arpenter les sites touristiques français, reste à voir si leur amour pour la France sera plus fort que la devise Euro.

 

AUTOMOBILE

Le marché automobile Britannique, avec 2,6 millions d’unités, est le parc le plus jeune d’Europe avec une moyenne d’âge de 7,7 ans. Malgré le fait que les deux leaders ne soient pas français, les constructeurs comme Peugeot et Renault ont des parts de marché conséquente : respectivement 8,4% et 4,3%.

Les prochains challenges vont être de trouver les ressources nécessaires pour soutenir le marché automobiles britanniques. Certains parlent déjà de réajustements tarifaires.

> Plus d’information sur l’automobile et le BREXIT ici

 

 

AGRO-ALIMENTAIRE

En France, le secteur alimentaire est fortement internationalisé (4ème secteur exportateur mondial) dont 66% des exportations sont européennes. Il semble donc être le secteur le plus touché par le BREXIT.

Le Royaume Uni est un partenaire commercial important pour la France : il est le 4ème importateur : 131.7 milliards d’euros en valeur (7%) dont 14% dans le secteur agroalimentaire.

A moyen terme,  une limitation des échanges commerciaux devrait apparaître,  et certains secteurs risquent notamment d’être fortement impactés, tout particulièrement le vin et les produits laitiers.

Les retombées du BREXIT sont étroitement liées aux conditions de sortie du Royaume-Uni mais aussi aux accords qui pourront être mis en place avec ses différents partenaires.

> Plus d’information sur l’agro-alimentaire et le BREXIT ici

 

IMMOBILIÈRE

Il sera désormais plus difficile pour un anglais d’acheter un bien immobilier en France : La Livre Sterling ayant moins de valeur par rapport à l’euro. Encore une question de budget pour les britanniques … Il semblerait qu’il n’y ait pas de réels impacts sur le secteur immobilier sauf dans certaines régions où les Anglais se sont implantés ces dernières années.

A contrario, la France a tout de même une carte à jouer avec la migration, éventuelle, des grands cadres à hauts revenus (notamment bancaires) pour ainsi devenir une grande place européenne. Il conviendra que celle-ci s’impose devant d’autres concurrents comme Berlin et Francfort. La bataille sera intense.

Sur le long terme, l’impact devrait être moindre dans le secteur immobilier. Toutefois, il faudra faire face à des difficultés passagères comme : la hausse du prix de l’immobilier notamment autour des places européennes), la baisse dans certaines autres régions, etc…

> Plus d’information sur le secteur immobilier et le BREXIT ici

 

TRANSPORT – LOGISTIQUE

Appartenir à L’Europe permet notamment la libre circulation des personnes et des marchandises à l’aide d’une logistique relativement simple. En sortant de L’Union Européen, le Royaume Uni remet en cause les modalités de circulation avec le reste de l’Europe. Bien qu’ils soient les premiers touchés, les Britanniques vont aussi changer la donne chez les autres pays Européen. Nouvelles taxes, réapparition des douanes … Pour l’instant tout est encore en négociation.

> Plus d’information sur le transport routier et le BREXIT ici

Les compagnies aériennes low-cost, quant à elles, pourraient ne plus bénéficier des avantages du transport aérien européen et augmenter les tarifs dans les prochains mois.

> Plus d’information sur le transport aérien et le BREXIT ici

 

L’intensité des conséquences du BREXIT dépendra des négociations à venir et des aménagements que les pays seront prêts à faire chacun de leur côté pour avancer dans le même sens afin que les Européens et Britanniques y tirent un maximum de bénéfices.

Brexit